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Pourquoi sursaute-t-on parfois lorsqu'on s'endort
Les sursauts sont ressentis par 70% de la population.
Ce sont des contractions musculaires soudaines et brèves, affectant les jambes, les bras ou l’ensemble du corps.
Elles se doublent souve…
Ce sursaut hypnagogique est un phénomène physiologique normal est universel.
D’ailleurs, la plupart du temps les secousses passent inaperçues, sauf lorsqu’elles sont assez fortes pour vous réveiller.
Leur amplitude peut-être augmentée par la consommation de stimulants (en particulier le café), par l’exercice physique ou encore le stress.
Lorsque ces mouvements incontrôlés sont particulièrement intenses et répétés, ils peuvent causer des insomnies.
L’origine de ce phénomène reste encore énigmatique pour les scientifiques.
Claudio Bassetti, spécialiste des troubles du sommeil à l’université de Zurich (Suisse), propose une hypothèse impliquant l’inhibition des motoneurones innervant les fibres musculaires.
Ainsi, lorsque nous sommes éveillés, des messages d’inhibition sont transmis du cortex moteur vers le tronc cérébral et la moelle épinière, afin de contrôler nos mouvements.
Quand nous nous endormons, le cerveau mettrait plusieurs secondes à passer en “mode pause”, toutes les zones n’accédant pas au repos en même temps.
D’après Claude Bassetti, durant ces quelques secondes d’instabilité, la baisse d’activité au niveau des aires motrices conduirait à des pertes d’inhibition dans le tronc cérébral et la moelle épinière, déclenchant ainsi des contractions musculaires.
Rôle dans le réseaux nerveux
Si cette hypothèse nous éclaire sur les mécanismes mis en jeu, que sait-on d’une éventuelle utilité de ces sursauts ?
Peut-être n’en ont-ils pas et ne sont qu’une sorte de défaillance bénigne du cerveau.
Cependant, des chercheurs de l’université de Lund (Suède) ont montré qu’ils pourraient jouer un rôle dans le développement du réseaux nerveux de la moelle épinière.
En bloquant ces mouvements lors du sommeil de jeunes rats, ils ont observé que ceux-ci n’acquéraient pas le réflexe de retirer leur patte au contact d’un objet brûlant ou douloureux.
Pendant le développement, ces contractions musculaires serviraient à construire le réseau nécessaire au réflexe de retrait.
Source: Science & vie, juin 2008 M.D-B.
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