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Le coeur et la marche
Une marche ralentie indique un risque cardiovasculaire plus élevé
L’étude des Trois Cités (3C), qui se déroule à Bordeaux, Dijon et Montpellier, a pour but d’étudier la relation entre pathologie vasculaire et démence grâce au suivi d’une cohorte de plusieurs milliers de personnes âgées de plus de 65 ans. Outre l’étude des maladies cérébrales majeures (maladie d’Alzheimer et accidents vasculaires cérébraux) elle permet également d’aborder d’autres questions de santé publique en rapport avec le vieillissement (alimentation, consommation médicamenteuse, dépression, handicap et incapacités, etc.). Le recueil initial de données a eu lieu entre 1999 et 2000 puis les participants ont été revus à différentes reprises, avec détection systématique des cas de démence et des événements cardiovasculaires.
Mesurer la vitesse de marche sur 6 mètres pourrait permettre de prédire le risque de décès d’origine cardiovasculaire dans les cinq ans, selon une étude française (Inserm) menée chez 3000 sujets âgés de plus de 65 ans.
La vitesse de marche de ces personnes a été mesurée sur une distance de 6 mètres à l’aide de cellules photoélectriques. Les chercheurs ont ensuite étudié la mortalité dans la cohorte et ses principales causes lors du suivi qui a duré 5 ans. Le risque de décès a ensuite été calculé suivant trois groupes définis en fonction de la vitesse de marche: les lents, les moyens et les rapides.
Parmi les 209 décès recensés, la mortalité d’origine cardiovasculaire était en effet trois fois plus élevée dans le groupe marchant lentement (moins de 1,5 m/s) que dans les groupes de sujets marchant plus rapidement.
Ces résultats sont observés chez les hommes comme chez les femmes, quel que soit l’âge, et indépendamment du profil cardiovasculaire.
Ces résultats n’étant pas expliqués par le niveau et l’intensité de l’activité physique habituelle des participants, les auteurs suggèrent que l’exposition chronique à des facteurs de risque vasculaire (hypertension, diabète, etc.), responsable de l’augmentation du risque de mortalité cardiovasculaire, serait également impliquée dans la diminution des performances motrices, probablement par le biais de leurs conséquences cérébrales.
Ce test pourrait faire partie des examens de routines des personnes âgées chez leur médecin.
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